French languages (pictures and video)


Le chaud brûlant du morceau de Chaca frit dans le bain d’ huile bouillante s'allie avec la fraîcheur de la galette du vermicelle de riz. En plus de ça avec un petit bout de cet alcool du village Vân limpide qui tétille le bout des lèvres tout en étant exquisément doux, le froid de Hanoi n'est plus cuisant et pénétrant. “Ici beaucoup de clients francais et je parle bien cette belle langue. Il me suffit de présenter le menu et ils sont déjà bien contents.


Des fois, ils pénètrent dans la cuisine, voulant assister à notre travail tout en battant haut des mains”, Mr. Truong Dinh Tuyen du restaurant Chả cá Thúy Hồng 12 Rue Hàng Gà parle ainsi de ses clients français. Ancicen élève du Lycée du Protectorat (Trường Bưởi) de la même promotion que les renommés Vũ Kỳ ou du professeur Từ Giấy, ce vieillard de 84 ans parle bien le Français.


Il dit : “dans l'ancien temps Chả cá était un plat populaire. A l'âge de quatre à cinq ans, j'avais suivi ma mère goûter ce plat. Le restaurateur le mettait sur le plateau et à la fin, on comptait les pinces en bambou pour payer”.

L' hiver de Hanoi très froid et en plus le crachin, Mademoiselle Thúy, patronne du restaurant me dit: pour bien écrire, il faut goûter le Chả cá pour avoir de l'inspiration. De ses mains elle prépare le Cha ca. Elle évente le poisson passé à l'huile, me donne morceau à morceau, avec le goût gras et agréable des cacahuettes, la saveur âcre de l'aneth, la douce saveur salée du mắm Tôm. Le chaud brûlant du Cha ca frit dans l'huile va très bien avec la fraîcheur du vermicelle de riz. Un petit verre d'alcool limpide du village Vân qui chatouille le bout des lèvres et laisse un arrière goût bien doux, le froid de Hanoi semble ne plus couper “chair et peau”.

Les fins gourmets disent que c'est en hiver qu'on doit goûter le Cha ca bien que ce plat a été offert pour toute l'année. Cha ca normalement est du poisson pilé et agrémenté avec des épices, roulé en boule puis grillé.


Cha ca Hanoi est bien différent! Formule et norme inchangées depuis cent' ans!

C' est l'hémibragus de la famille des poissons chats, vivant dans les courants rapides du fleuve : la chair est ferme et charnue. On passe à l' eau bouillante pour enlever la viscosité. On taille deux escalopes, puis on les coupe en dés et on épice.


La diffculté réside dans les épices. Mme Truong Hoang Bich Lien mère de Mlle Thuy nous révèle : Avec les ingrédients : riz cuit et fermenté, mắm Tôm curcuma, galanga, chacun aromatise à sa manière. On prend cinq morceaux de poisson pincés dans une baguette, grillés sur du charbon de bois, bien cuits. Quand on régale, faire passer le poisson grillé dans une casserole à l'huile très chaude avec l'aneth, mắm Tôm, les ciboules, quelques grains de cacahuette, du vermicelle de riz comme base.

Le plaisir réside dans la préparation : placer le plateau de poisson, disposer la cuisine, enlever la viscosité du poisson, placer les herbes odoriférentes, vermicelle, vin du village Vân. Tout se répète depuis 100 ans sans changement.

C'est bien simple! Mais Chaca choisit un bon cuisinier. Mme Bich Lien bien calée dans ce métier grâce à sa maman, une ancienne bourgeoise, spécialiste en poisson qui lui transmet ses secrets.


Une partie de secret réside dans l'achat des épices : le charbon de bois de la pagode des Parfums qui brûle très rouge, sans fumée, sans poussière, le poisson du Fleuve Rouge, les cacahuettes de Bắc Ninh, le vermicelle du village de Phu Do très réputé, le mắm Tôm de Tĩnh Gia - Thanh Hóa.
Le Cha ca se mange avec le mắm Tôm (salaison de crevette). Les clients français bien que ne pouvant manger le mắm Tôm, mais sur mes explications, quelques uns le présentent sous leur nez pour le sentir.


Elégant, leger Cha ca choisit sa clientèle : point de gens sans distinction de qualité, qui ribotent, gueuletonnent.



Hanoi television introduces our Restaurant :





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